These

Pour mon doctorat à l’EHESS, j’ai mené des des recherches sur les politiques de développement dans les régions-frontières de la Chine. Ma thèse, préparée sous la direction de M. Gipouloux, s’intitule « Les politiques de développement régional d’une zone périphérique chinoise, le cas de la province de Hainan ». Dans cette thèse, j’étudie l’efficacité des politiques de développement menées à Hainan, une province périphérique chinoise, et l’impact de ces politiques sur les relations entre pouvoirs central et local.

J’ai soutenu ma thèse le 18 décembre 2014 à l’EHESS à Paris. Je suis très reconnaissant envers les membres du jury: M. François Gipouloux (CNRS), M. Athar Hussain (LSE), Mme Marie-Vic Ozouf Marignier (EHESS) et M. Xavier Richet (Université Paris III) d’avoir accepté cette tâche.

Ma thèse est disponible en ligne et peut être téléchargée suivant le lient en dessous du résumé.

Résumé

La Chine connaît de fortes inégalités régionales en termes de développement. Pour lutter contre ce déséquilibre, le gouvernement central a lancé plusieurs campagnes de développement régional. Malgré ces efforts, les inégalités entre régions persistent. Cette thèse a pour objet l’étude d’un plan de développement régional dans une région périphérique chinoise dans un contexte de transition. Longtemps marginalisée, la province de Hainan fait l’objet de politiques visant à la transformer en destination touristique internationale pour 2020. Notre étude se concentre sur les relations entre les différents acteurs de ce plan, et révèle que ces politiques régionales ne mettent pas fin à la situation périphérique de Hainan. Si les investissements réalisés dans les infrastructures ont permis de briser l’isolement de la province, ces mesures ont accru l’influence du pouvoir central sur l’île, et Hainan reste une région frontière hautement stratégique aux yeux de Beijing, notamment pour soutenir ses revendications en mer de Chine méridionale. Cette étude s’interroge aussi sur le rôle des entreprises d’Etat dans l’application de ce plan et montre que la collusion entre administration et entreprises, source de conflits d’intérêts, est un frein à sa réussite. Ces politiques ont aussi fragilisé l’économie de l’île en accentuant sa dépendance à l’égard du secteur immobilier, et favorisé les inégalités entre communautés. En se focalisant sur les infrastructures et en délaissant les questions de gouvernance et les enjeux sociaux, les plans de développement régional chinois n’atteignent pas leur objectif – la province de Hainan n’est toujours pas une destination internationale majeure–, et ne mettent pas fin aux inégalités régionales.

Ma thèse est disponible ici (5.8 Mo).